Considérée comme la première étape d'une démarche, "L'imposture du mâle-alpha" peut être complétée par un, deux, ou trois ateliers — selon les objectifs pédagogiques.
Permettre au public de s'exprimer en groupe sur le thème de l'égalité femme-homme.
Cet atelier se déroule en deux phases. La première phase consiste à poser des questions en groupes de 2 ou 3 afin de recueillir des expériences à partir d'un témoignage oral. L'interview se déroule en deux temps : une première partie de 5 minutes où l'interviewé répond à une question pendant que l'intervieweur prend des notes sans l'interrompre ; une seconde partie de 5 minutes où l'intervieweur revient sur ses notes et pose des questions. Les rôles tournent ensuite afin que chaque participant puisse être interviewé.
La deuxième phase est un débat structuré permettant à chacun de s'exprimer selon des règles précises. Les participants se tiennent debout au centre de l'espace de débat. L'animateur propose une affirmation et invite les participants à se positionner d'un côté ou de l'autre, soit « d'accord », soit « pas d'accord ». Il n'est pas nécessaire de formuler sa réponse oralement ni de se justifier ; chacun se place selon ses convictions. Le but est d'essayer de faire changer d'avis les participants en avançant des arguments convaincants. L'objectif est de permettre au groupe d'évaluer leurs opinions sur des sujets parfois clivants à un moment donné. L'idée est de capturer une photographie des différents points de vue exprimés au sein du groupe. Le but n'est pas d'atteindre un consensus, mais de permettre l'expression et la reconnaissance des divers avis et positionnements.
Faire réfléchir le public sur leurs postures de dominé·es et de dominant·es.
Cet atelier, qui se déroule en deux phases, a pour objectif principal de rendre l'intersectionnalité accessible. Lors de la première phase, les participants partagent des anecdotes personnelles autour des thèmes suivants : identité de genre, origine géographique, orientation sexuelle, origine sociale et couleur de peau. L'animateur propose des histoires à raconter et invite les participants à en choisir une (ou deux, selon le temps disponible). Ils commencent par un moment de réflexion personnelle pour sélectionner leur histoire et réfléchir aux principaux éléments qu'ils souhaitent partager.
La deuxième phase invite chaque participant à se positionner sur une cible, expliquant en quoi ils se considèrent comme dominé·es ou dominant·es.
Permettre aux participant·es de trouver une action concrète réalisable.
Grâce à une animation d'intelligence collective, le groupe est encouragé à identifier ensemble des actions à intégrer dans leur vie personnelle pour déconstruire le modèle patriarcal et contribuer à l'égalité entre les femmes et les hommes.
Que ce soit dans le domaine de l'égalité professionnelle, des relations affectives et sexuelles, ou de la répartition de la charge mentale, cet atelier se veut pragmatique. Il incite les participants à élaborer des actions en fonction de leurs réflexions, de leurs ressources et du temps dont ils disposent.